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  <para><para/>American Journal of Innovative Research and Applied Sciences. ISSN 2429-5396 I <ulink url="http://www.american-jiras.com">www</ulink><ulink url="http://www.american-jiras.com">.american-jiras.com</ulink>                             <inlinegraphic fileref="embedded:Image 5" width="7.6665inch" depth="0.052inch"/></para>
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    <tgroup cols="1"><tbody><row><entry><para>ORIGINAL ARTICLE </para></entry></row></tbody></tgroup>
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    <inlinegraphic fileref="embedded:" width="0.9787inch" depth="0.9598inch"/>
  </para>
  <para>| Ane Amoin Josephine Epse Kpahé *|</para>
  <para/>
  <para>Université Peleforo Gon Coulibaly de Korhogo | Côte d'Ivoire | </para>
  <para/>
  <para/>
  <para>| Received December 30, 2020 |                         | Accepted January 09, 2021 |                          | Published January 16, 2021 |                    | ID Article | Kpahé–Ref2-ajira301220 |</para>
  <para/>
  <para/>
  <para>RESUME</para>
  <para/>
  <para>Introduction : La région est une collectivité territoriale mise en place par le gouvernement ivoirien pour le développement durable à travers l’aménagement du territoire et la promotion du développement économique, social, sanitaire, culturel et scientifique. Pour son fonctionnement, l’Etat met à sa disposition des agents. Objectif : Ainsi, ce travail a pour objectif de faire une analyse de la situation des agents de l’Etat ou fonctionnaires selon le genre dans l’administration des conseils régionaux en Côte d’Ivoire. Pour ce faire, nous avons exploité des documents traitant la question de décentralisation, des ressources humaines, et du genre à travers les sites internet. Nos analyses se basent sur des statistiques des fonctionnaires des conseils régionaux obtenues à la DGDDL (Direction Générale de la Décentralisation et du Développement local). Résultats : Les résultats montrent, qu’il y a une inégalité dans la répartition des fonctionnaires dans les conseils régionaux ivoiriens avec une sous-représentation des femmes fonctionnaires. Représentant 14% des fonctionnaires, le quota des femmes est inférieur au 30% recommandé par les nations unies aux Etats pour la participation des femmes aux instances décisionnelles. Elles sont absentes dans neuf conseils, mais présentes dans 22 régions avec une disparité dans leur distribution géographique. Elles sont presqu’absentes au nord, à l’ouest, mais un peu plus présentes au sud, centre et centre-est. Conclusion : le genre n’est pas pleinement respecté dans l’affectation des fonctionnaires dans les conseils régionaux en Côte d’Ivoire. Il convient donc de renforcer les campagnes de sensibilisation sur l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes considérées comme vecteur du développement économique durable et sont au centre des débats internationaux sur le développement économique. </para>
  <para>Mots-clés : conseil régional, décentralisation, développement local, fonctionnaire, genre.</para>
  <para/>
  <para>ABSTRACT</para>
  <para/>
  <para>The region is a territorial community set up by the Ivorian government for sustainable development through land use planning and the promotion of economic, social, health, cultural and scientific development. For their operation, the state makes the agents available. Objective: Thus, this work aims to analyze the situation of state agents or civil servants by gender in the administration of regional councils in Côte d'Ivoire. To do this, we used documents dealing with the issue of decentralization, human resources, and gender through websites. Our analyses are based on statistics of regional council officials obtained from the DGDDL (Directorate General for Decentralization and Local Development). Results: The results show that there is an inequality in the distribution of civil servants in the Ivorian regional councils with an under-representation of women civil servants. Representing 14% of civil servants, the quota for women is lower than the 30% recommended by the United Nations to States for the participation of women in decision-making bodies. They are absent in nine councils, but present in 22 regions with a disparity in their geographical distribution. They are almost absent in the north, west, but a little more present in the south, center and center east. Conclusion: Gender is not fully respected in the affection of officials in regional councils in Côte d'Ivoire. It is therefore necessary to strengthen awareness-raising campaigns on gender equality and the empowerments of women considered as vectors of sustainable economic development and are at the center of international debates on economic development.</para>
  <para>Keywords: regional council, decentralization, local development, civil servant, gender.</para>
  <para/>
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    <listitem>
      <para>INTRODUCTION </para>
    </listitem>
  </orderedlist>
  <para/>
  <para>Dans sa politique d’aménagement du territoire, l’Etat ivoirien a procédé à la création de  régions pour l’élimination des déséquilibres régionaux et pour un développement local harmonieux. La région est à la fois une circonscription administrative (dans le cadre de la déconcentration) et une collectivité territoriale (dans le cadre de la décentralisation territoriale). Le décret n°2011-263 du 28 septembre 2011 portant organisation du territoire national en districts et en régions crée 30 régions, circonscriptions administratives auxquelles s’est ajoutée la région du Moronou en 2012, (décret n°2012-612 du 04 juillet 2012 portant création de la région du Moronou), qui devient la 31e région. </para>
  <para/>
  <para>Notre étude porte sur la région comme une collectivité territoriale décentralisée administrée par un président élu ; Et ce, du fait de l’insuffisance des travaux réalisés sur ces entités depuis leur création et aussi à cause de l’absence d’analyse en rapport avec la question du genre qui est essentielle pour le développement et s’impose à tous les Etats. </para>
  <para><para/>Banque Mondiale, 2013, être femme en Côte d’Ivoire, quelles stratégies d’autonomisation ? Rapport des consultations de la Banque mondiale sur le genre (url : <anchor id="_GoBack"/>https://openknowledge.worldbank.org/bitstream/handle/10986/23696/797440WP0FRENC0Box0379789 B00PUBLIC0.pdf?sequence=5&amp;isAllowed=y). Ainsi, notre objectif est d’étudier l’affectation de ces fonctionnaires selon le genre dans la mesure où les ressources humaines sont importantes dans la réussite d’une organisation. Elles constituent également un moteur du développement local [1]. Il s’agit aussi de voir si les engagements de l’Etat pour la réduction des disparités entre les sexes sont effectifs dans ces conseils régionaux.</para>
  <para/>
  <para>En effet, du fait de la persistance des inégalités du genre en Côte d’Ivoire, le gouvernement  s’est engagé dans la promotion du genre et l’autonomisation des femmes en ratifiant les conventions internationales, y compris la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes. Au niveau national, la constitution du 1er août 2000 consacre l’égalité pour tous et la lutte contre les discriminations dans l’accès aux ressources de production. Ainsi, des progrès notables ont été enregistrés dans ce domaine ces dernières années [2]. Il convient donc de se demander si ces efforts ont permis d’augmenter la participation des femmes dans les conseils régionaux en Côte d’ivoire. Quel est le taux de représentativité des hommes et des femmes dans ces conseils ? Comment se présente la répartition spatiale de ces fonctionnaires sur le territoire ivoirien ? </para>
  <para/>
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    <listitem>
      <para>METHODOLOGIE</para>
    </listitem>
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    <listitem/>
  </orderedlist>
  <para/>
  <para>La Côte d'Ivoire est située en Afrique de l'Ouest dans l’hémisphère nord entre le tropique du cancer et l’Equateur. S’étendant sur une superficie de 322 462 km2, elle est limitée à l’ouest par le Libéria et la Guinée, au nord par le Mali et le Burkina-Faso, à l’est par le Ghana, et au sud par le golfe de Guinée. Le pays compte 22.761.333 habitants dont 11 708 244 d’hommes (52%) et 10 963 087 de femmes soit 48 %. L’Etat ivoirien s’est engagé dans son texte fondamental voté en août 2000 à assurer à tous les citoyens l’égal accès à la santé, à l’éducation, à la culture, à l’information, à la formation professionnelle et à l’emploi [2].</para>
  <para/>
  <para>En Côte d’Ivoire, la région bénéficie d’un dédoublement fonctionnel consacré par le décret n° 2011-263 du 28 septembre 2011 portant organisation du territoire en districts et régions. Elle est à la fois une circonscription administrative et une collectivité territoriale. Les Régions en tant que collectivités territoriales sont au nombre de 31, réparties au sein de 14 Districts (dont 2 autonomes). </para>
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  <para/>
  <para>La collecte des données s’est faite à partir de la recherche documentaire. Nous avons consulté et exploité divers documents, dont les études sont publiées par diverses institutions/organisations sur la question des ressources humaines, de la décentralisation, et du genre. La recherche documentaire a aussi consisté à faire des recherches à travers l’Internet, notamment sur les Portails des Etats et des ministères, des organisations internationales, des Collectivités Territoriales et de leurs réseaux et des Centres de recherche sur la gouvernance locale en Afrique. En occurrence, ce site internet (<ulink url="https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9gions_de_C%C3%B4te_d%27Ivoire">https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9gions_de_C%C3%B4te_d%27Ivoire</ulink>) a aidé à comprendre le fonctionnement des conseils régionaux.</para>
  <para/>
  <para>Nos analyses ont été réalisées à partir des statistiques des fonctionnaires des conseils régionaux reçues à la DGDDL (Direction Générale de la Décentralisation et du Développement local). Les données primaires ont été obtenues à partir des entretiens avec le chef du personnel de la DGDDL, qui est le responsable des Ressources Humaines des fonctionnaires des collectivités locales ivoiriennes. Il nous a donné des renseignements sur le mode de recrutement des agents de l’Etat et les raisons explicatives de l’affectation des femmes dans les régions.</para>
  <para/>
  <para>2. RESULTATS ET DISCUSSION</para>
  <para/>
  <para>2. 1. Une inégale affectation du personnel selon le genre dans les conseils régionaux </para>
  <para/>
  <para>La région est une collectivité territoriale (article 30 de la loi 2014-451 du 05 août 2014) selon la loi no 2012-1128. </para>
  <para>La mission du Conseil régional vise le développement durable. Elle consiste à aménager le territoire et aussi à faire la promotion du développement économique, social, sanitaire, culturel et scientifique. </para>
  <para/>
  <para>La région possède un bureau du conseil régional (deuxième organe exécutif qui est collégial), d'un organe délibérant (le conseil régional) et d'un organe consultatif : le Comité économique, social et environnemental régional. Elle est dirigée par un Président de Conseil Régional (article 51 de la loi n°2012-1128). En tant qu’exécutif de la région, le président prépare et exécute les délibérations du Conseil Régional. Il ordonne les dépenses et prescrit l’exécution des recettes. Il représente l’institution dans ses relations avec l’Etat et les autres collectivités.</para>
  <para/>
  <para>Le Conseil Régional est constitué d’une équipe d’élus (femmes et hommes) au service des populations. Autour des élus et du Président, ces personnes assurent la mise en œuvre des décisions de l’assemblée qui ont un impact direct sur la vie de leurs concitoyens.</para>
  <para/>
  <para>Depuis leur création, les conseils régionaux ont été dirigés par les hommes à l’exception du Moronou qui a été présidé de 2013 à 2018 par une femme, Madame Véronique Bra Kanon. Elle a été la première femme à la tête d'un conseil régional ivoirien. Depuis les dernières élections locales du 14 octobre 2018, celle-ci n’a pas été reconduite, mais une autre femme a été élue présidente d’un autre conseil, celui du Cavally. Il s’agit Madame Anne Désirée Ouloto qui est par ailleurs ministre de l’Assainissement et de la Salubrité. </para>
  <para/>
  <para>Le pourcentage de femme présidente de conseil régional est donc de 3%, ce qui est très insignifiant. La candidature féminine doit être encouragée aux prochains scrutins. La sensibilisation des femmes pour la gestion des conseils régionaux s’impose alors. Car, des exemples montrent que la participation des femmes à la prise de décisions a eu une incidence sur les politiques de lutte contre la pauvreté. En Inde, il a été démontré que les conseillères municipales avaient une influence concrète sur les décisions ayant trait au développement local. La présence plus forte des femmes à la direction des affaires était positive et que les femmes étaient mieux à même que les hommes de gérer une grande diversité de questions [3].</para>
  <para/>
  <para>Pour la bonne marche de ces conseils régionaux, le gouvernement a mis à leur disposition pour l'exécution de tâches d'intérêt local des agents de l'Etat, qui sont placés en position de détachement sous l'autorité du Président du Conseil (Article 87,  Loi n°2012-1128 du 13 décembre 2012 portant organisation des collectivités territoriales).</para>
  <para>En ce sens, on dénombre 380 fonctionnaires dont 326 hommes et 54 femmes mis à la disposition des Conseils régionaux. Les hommes (86 %) sont plus nombreux que les  femmes (14 %), qui sont sous représentées dans ces conseils. Il y a donc un déséquilibre entre les sexes à l’encontre des femmes (tableau 1). </para>
  <para/>
  <para>Tableau 1 : Nombre et pourcentage des fonctionnaires dans les conseils régionaux en Côte d’Ivoire.</para>
  <informaltable frame="all">
    <tgroup cols="3"><colspec colnum="1" colname="c1"/><colspec colnum="2" colname="c2"/><colspec colnum="3" colname="c3"/><tbody><row><entry><para/></entry><entry><para>Hommes</para></entry><entry><para>Femmes</para></entry><entry><para>Total</para></entry></row><row><entry><para>Nombre </para></entry><entry><para>326</para></entry><entry><para>54</para></entry><entry><para>380</para></entry></row><row><entry><para>Pourcentage (%)</para></entry><entry><para>86</para></entry><entry><para>14</para></entry><entry><para>100</para></entry></row></tbody></tgroup>
  </informaltable>
  <para>(Source : DGDDL, 2020).</para>
  <para/>
  <para>L’examen du tableau ci-dessus révèle que le taux de 14 % de femmes dans les conseils est en deçà des 30 % des accords de Beijing de 1995 recommandant aux Etats, la participation de 30% de femmes dans les instances de prises de décision. On peut donc dire qu’en Côte d’ivoire, ce quota n’est pas appliqué dans l’affectation des femmes fonctionnaires dans les conseils régionaux comme dans les communes selon Ané et Koné (2020) la plupart des pays n’ont toujours pas atteint cet objectif [3]. Pour la Banque mondiale (2013), il n’y a pas trop d’intérêt à la question du genre et de l’autonomisation de la femme dans les politiques nationales même s’il existe presqu’une égalité de droit entre les hommes et les femmes [2]. Toujours selon la banque mondiale, cela peut s’expliquer par une faible maitrise des outils d’intégration des questions de genre dans les politiques, plans, programmes de développement et budgets, aussi bien au niveau central que décentralisé. A cela s’ajoute une insuffisance voire une absence de mesures pour l’augmentation de la contribution des femmes dans l’administration publique et dans les instances de prise de décision. Il importe donc de sensibiliser les autorités sur l’importance de la participation des femmes dans les administrations locales.</para>
  <para/>
  <para>Les femmes jouent un rôle capital pour le développement et la lutte contre la pauvreté. De ce fait, elles doivent participer à la prise de décisions pour la prise en compte de leur situation dans les mesures de lutte contre la pauvreté et dans l’atteinte des objectifs du Millénaire pour le développement. Des études ont montré que, le renforcement du pouvoir d’action des femmes leur permet de prendre des décisions ayant des retombées positives aussi bien pour elles-mêmes que pour leur vie familiale et leur collectivité. Elles ont pareillement prouvé que les investissements économiques, (comme les projets de transfert de fonds) destinés aux femmes, ont plus d’effets bénéfiques sur le développement humain des enfants et des familles. De même, l’amélioration de la santé et de l’éducation des mères a des conséquences positives sur la santé et l’éducation des enfants, ce qui est fondamental pour le recul de la pauvreté. La participation des femmes aux assemblées législatives nationales et aux organes décisionnaires de l’État ont des répercussions positives sur les mesures prises en faveur des enfants et des familles, et sur l’allocation des ressources aux priorités de développement [3].</para>
  <para/>
  <para>Le nombre insignifiant des femmes dans les conseils limite leur influence dans les prises de décisions. </para>
  <para/>
  <para>Voyons la situation des fonctionnaires dans chaque conseil régional. Les agents de l’Etat sont inégalement répartis dans les régions. Le nombre de fonctionnaire n’est pas identique dans tous les conseils, certains ont plus d’agents que d’autres. On dénombre 26 conseils qui ont au moins 10 agents, par contre 5 autres ont moins de 10 agents. Le minimum de fonctionnaires est de 6 et le maximum de 16. Notamment, on observe 16 agents dans le conseil régional du Moronou situé au centre-est du pays et 6 à Soubré au Sud-Ouest. Précisément, on compte 16 dans l’Agneby-Tiassa et 6 dans la Nawa.</para>
  <para/>
  <para>Concernant le sexe, le maximum d’hommes s’élève à 14 et le minimum est de 6 agents. A titre d’exemple, on rencontre 14 hommes dans le Beré et 6 dans la Nawa. Par contre au niveau de femmes, le maximum est de 6 femmes et le minimum d’une femme.  C’est le cas du conseil de l’Iffou où on a une femme et 6 dames dans le Moronou. Cela révèle le déséquilibre dans l’affectation des agents de l’Etat dans les conseils régionaux en Côte d’Ivoire. Le minimum des hommes devient le maximum des femmes. Cela doit être revu, car les femmes constituent une composante de la société. Leur participation dans la gestion des conseils régionaux peut favoriser leur développement. Dans tous les conseils régionaux, le nombre d’hommes est supérieur à celui des femmes, alors que dans certaines communes, le nombre de femmes est supérieur à celui des hommes. C’est le cas de la commune de Treichville où on compte 14 dames contre 5 hommes [4].  L’affectation des femmes dans les conseils régionaux est inégale. On ne trouve aucune femme dans 9 régions telles que les conseils de la Bagoué, du Boukani, du Guemon et du Hambol, pour ne citer que ceux-ci. Cependant, on dénombre une femme dans 6 conseils régionaux. Il s’agit du Bélier, Beré, Iffou, Kabadougou, Poro, et du Tchologo. On rencontre deux femmes dans 9 régions. A titre d’illustration, on a les conseils du Sud Comoé, San-Pedro, Lôh Djiboua. Dans les conseils de la Marahoué, Nzi, Worodougou, on enregistre trois femmes.  Quatre femmes ont été affectées dans le seul conseil du Haut Sassandra.  A côté, on dénombre cinq femmes dans le seul conseil  des grands ponts. L’Etat a mis à la disposition deux femmes dans deux conseils savoir le Moronou et l’Agneby-Tiassa (tableau 2).</para>
  <para/>
  <para/>
  <para>Tableau 2 : Répartition des fonctionnaires femmes dans les conseils régionaux  ivoiriens.</para>
  <informaltable frame="all">
    <tgroup cols="2"><tbody><row><entry><para>Nombre de femmes</para></entry><entry><para>Nombre de conseils régionaux</para></entry></row><row><entry><para>0</para></entry><entry><para>9</para></entry></row><row><entry><para>1</para></entry><entry><para>6</para></entry></row><row><entry><para>2</para></entry><entry><para>9</para></entry></row><row><entry><para>3</para></entry><entry><para>3</para></entry></row><row><entry><para>4</para></entry><entry><para>1</para></entry></row><row><entry><para>5</para></entry><entry><para>1</para></entry></row><row><entry><para>6</para></entry><entry><para>2</para></entry></row><row><entry><para>Total</para></entry><entry><para>31</para></entry></row></tbody></tgroup>
  </informaltable>
  <para>Source : DGDDL, 2020</para>
  <para/>
  <para>Voyons les taux de participation des femmes dans les conseils conformément aux accords de Beijing de 1995[6].</para>
  <para>Au niveau des conseils, nous avons mentionné plus haut que le taux des femmes est de 14% (en deçà de 30% de Beijing). Cette situation est observée dans la majorité des conseils. Ce taux est nul dans neuf régions. Dans 18 régions, il est compris entre 1 et 29 %. Cependant, c’est dans 4 régions que ce quota est appliqué (tableau 2). On peut donc conclure que les mesures de l’Etat visant à éliminer les inégalités du genre ne sont pas pleinement mises en exécution et que les pratiques discriminatoires et les résistances socioculturelles à l’égalité de genre restent encore importantes, nonobstant les lois, qui, ne sont pas généralement appliquées [5].</para>
  <para>Il est nécessaire d’impliquer plus de femmes dans le développement des régions. </para>
  <para/>
  <para>Tableau 2: L’affectation des femmes fonctionnaires dans les conseils régionaux selon les 30% de Beijing.</para>
  <informaltable frame="all">
    <tgroup cols="4"><tbody><row><entry><para>Pourcentage (%)</para></entry><entry><para>0</para></entry><entry><para>1  à  29</para></entry><entry><para>≥ 30</para></entry></row><row><entry><para>Nombre de conseils régionaux</para></entry><entry><para>9</para></entry><entry><para>18</para></entry><entry><para>4</para></entry></row><row><entry><para>Pourcentage de conseils régionaux (%)</para></entry><entry><para>0</para></entry><entry><para>58</para></entry><entry><para>42</para></entry></row></tbody></tgroup>
  </informaltable>
  <para>Source : DGDDL, 2020.</para>
  <para/>
  <para>2.2. Une inégale distribution spatiale des fonctionnaires dans les conseils régionaux en Côte d’Ivoire </para>
  <para/>
  <para>L’évolution de la situation de l’égalité de genre est relativement non satisfaisante au regard de la volonté politique affirmée et des moyens déployés dans les programmes de promotion féminine et les initiatives d’appui à l’intégration du genre dans les stratégies nationales et sectorielles [5]. En plus de leur sous-représentation, les femmes fonctionnaires sont inégalement réparties dans conseils régionaux en Côte d’Ivoire.  Au nord du pays, les femmes sont peu représentées. On n’enregistre aucune femme dans le Folon et la Bagoué. Cependant, on trouve une femme dans trois conseils suivants : Poro, Tchologo, Kabadougou. La gestion de ces conseils régionaux se fait donc sans l’intervention des femmes. Cette absence de la gente féminine dénote une marginalisation des femmes dans l’organigramme de direction de ces entités étatiques. Au nord-est, on ne dénombre pas de femme dans le Boukani, mais on a deux dans le Gontougo. Au nord-ouest par contre, on a deux femmes dans le Bafing, et trois dans le Worodougou.</para>
  <para/>
  <para>Au centre-nord, il y a une dans le Beré et aucune dans le Hambol. Au centre, la représentation féminine, comme partout ailleurs, est faible. On a deux femmes dans le Gbêkè et une dans le Bélier. Au centre-ouest, on a deux femmes dans le Gôh, le Lôh Djiboua, trois dans la Marahoué et quatre dans le haut Sassandra. Au centre-est, on trouve trois femmes dans le Nzi, six dans le Moronou et une femme dans l’Iffou.</para>
  <para/>
  <para>A l’est du pays, il n’y a pas de femme dans l’indenié-Djuablin. Dans l’affectation des femmes fonctionnaires, cette région est oubliée des autorités. Parmi les fonctionnaires mis à la disposition des communes, on n’enregistre pas encore de femme dans les communes d’Abengourou et d’Agnibilékro [4].</para>
  <para/>
  <para>Dans le sud, on trouve cinq femmes dans les conseils des grands ponts et dans l’Agnéby Tiassa et aucune dans la Mé. On compte deux femmes dans le sud-Comoé au Sud-est. Au sud-ouest, on enregistre deux femmes dans le Gboklè et à San-Pedro, mais aucune dans la Nawa. A l’ouest, on rencontre deux femmes dans le Cavally (dirigé par une présidente), mais aucune dans le Tonkpi et le Guémon (figure1).</para>
  <para/>
  <para>
    <inlinegraphic fileref="embedded:Image 1" width="5.2728inch" depth="5.4083inch"/>
  </para>
  <para> (Conception : [4].source  [7].).</para>
  <para>Figure 1 : distribution spatiale des femmes fonctionnaires dans les conseils régionaux en Côte d’Ivoire.</para>
  <para>3. CONCLUSION.</para>
  <para/>
  <para>Au total, nous pouvons dire qu’on observe une disparité dans l’affectation et la distribution géographique des fonctionnaires dans les conseils régionaux en Côte d’Ivoire. Cette inégalité s’accentue lorsqu’on fait une analyse selon le genre. Les hommes sont plus nombreux que les femmes qui sont sous-représentées et inégalement réparties dans ces régions. Malgré les efforts du gouvernement pour l’élimination les déséquilibres entre les sexes, les inégalités du genre sont encore persistantes. Il convient donc de renforcer les campagnes de sensibilisation sur l’importance de l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes qui sont considérées comme des éléments clés du développement économique durable et occupent une place de choix dans les débats internationaux sur le développement économique.</para>
  <para/>
  <para>4. REFERENCES</para>
  <para/>
  <orderedlist>
    <listitem>
      <para> Satoko KATO : Pour un développement local au Mali : La place des femmes et de l'éducation non formelle 2005, Québec, GRIDEQ. Available on : <ulink url="http://semaphore.uqar.ca/id/eprint/508/1/DEVELOPPEMENT_LOCAL.pdf">http://semaphore.uqar.ca/id/eprint/508/1/DEVELOPPEMENT_LOCAL.pdf</ulink></para>
    </listitem>
    <listitem>
      <para>Banque Mondiale, Rapport des consultations de la Banque mondiale sur le genre, P1 être femme en Côte d’Ivoire, quelles stratégies d’autonomisation ? 2013 Available on:https://openknowledge.worldbank.org/bitstream/handle/10986/23696/797440WP0FRENC0Box0379789 B00PUBLIC0.pdf?sequence=5&amp;isAllowed=y </para>
    </listitem>
    <listitem>
      <para>UNIFEM, , Participation des femmes au développement, 2007. Available on : <ulink url="https://www.iom.int/jahia/webdav/shared/shared/mainsite/policy_and_researc%20h/un/62/A_62_187_FR.pdf">https://www.iom.int/jahia/webdav/shared/shared/mainsite/policy_and_researc h/un/62/A_62_187_FR.pdf</ulink></para>
    </listitem>
    <listitem>
      <para>Ané Amoin Joséphine epse Kpahé, Koné Moussa, les agents de l’Etat et le genre dans la gestion des collectivités locales en Côte d’Ivoire 2020, « Kafoudal » N°6 P277-292</para>
    </listitem>
    <listitem>
      <para>Banque Africaine de Développement (BAD), profil genre pays République de la Côte d’Ivoire 2015, Abidjan. Available on:  https://www.afdb.org/fileadmin/uploads/afdb/Documents/Project-andOperations/Profil_Genre_C%C3%B4te_dIvoire_final_version_Sept_2015.pdf </para>
    </listitem>
  </orderedlist>
  <para>Banque mondiale, Etre femme en Côte d’Ivoire quelle stratégie d’autonomisation 2013. Available on : <ulink url="https://blogs.worldbank.org/fr/nasikiliza/les-femmes-face-%20%20%20%20%20cachee-de-lemergenceen-cote-divoire">https://blogs.worldbank.org/fr/nasikiliza/les-femmes-face-     cachee-de-lemergenceen-cote-divoire</ulink></para>
  <orderedlist>
    <listitem>
      <para>Federal Ministry for Economic Cooperation and Development (BMZ),  Promouvoir une participation égale au développement économique durable Boîte à outils, 2015, Gesellschaft für internationale zusammenarbeit (GIZ). Available on : <ulink url="https://www.enterprise-development.org/wp-content/uploads/GIZ-gender-toolboxFrench-2016.pdf">https://www.enterprise-development.org/wp-content/uploads/GIZ-gender-toolboxFrench-2016.pdf</ulink></para>
    </listitem>
    <listitem>
      <para>CNTIG, 2012</para>
    </listitem>
    <listitem>
      <para/>
    </listitem>
  </orderedlist>
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